Poésies et littératures
Ta main dans la mienne
Après l'approbation de Kiki (amie-blogueuse) je vous met ci-dessous un très beau poème.
Ainsi va la vie............
Tu as 5 ans, ta main dans la mienne, Tu as 20 ans, et de beaux yeux bleus, Tu as 40 ans, et nos beaux enfants, Tu as 60 ans, et tu me fais rire, 80 bougies me réchauffent le coeur, |

Les Voyelles
Poème d'Arthur Rimbaud
LES VOYELLES (je trouve ce poème simplement simple et divin)
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu: voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes:
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombres; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges;
- O l'Oméga, rayon violet de Ses yeux!
Une star à sa façon
Texte et musique de Francis Cabrel, ce n'est pas la chanson la plus connue ou plutôt dirais je la poésie la plus connue mais c'est un bel hommage aux mamans.
Une star à sa façon
Elle vit tout doucement
Pour son homme et ses enfants,
Sans jamais trop s'écarter
Des mots que Dieu lui a dicté.
C'est quelqu'un dont on ne parle pas,
Et je l'aime pour ça.
C'est une fleur sur l'horizon,
Une star à sa façon.
J'ai découvert le matin
Dans la chaleur de ses mains,
Et j'ai grandi bien au fond
De son palais de coton.
C'est quelqu'un dont on ne parle pas,
Et je l'aime pour ça.
C'est la reine dans sa maison,
Une star à sa façon.
Elle m'appelle et puis autour de moi
C'est le printemps à chaque fois,
Elle est si belle que je lui ai dit
Les premiers mots de ma vie.
Surtout ne me demandez pas
De vous la montrer du doigt,
Avec vos yeux d'étranger
Vous n'allez rien remarquer,
Mais ce quelqu'un dont on ne parle pas,
C'est plus que tu ne crois,
C'est le titre de ma chanson,
Une star à sa façon.
Elle m'appelle et puis autour de moi
C'est le printemps à chaque fois,
Elle est si belle que je lui ai dit
Les premiers mots de ma vie.
La femme est à l'avenir de l'homme
Très beau poème d'Aragon mis en musique et chanté par Jean Ferrat
Je pense comme Aragon en disant que la femme est l'avenir de l'homme et je vais ajouter, l'homme est né pour tuer et faire la guerre et la femme est née pour donner la vie.
La femme est l'avenir de l'homme
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible
Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encore lourd sur la terre
Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme.
Le dormeur du Val
J'aime la poésie mais je suis très sélective dans mes choix et surtout selon mes coups de foudre.
Le 1er coup de foudre que j'ai eu je devais avoir 10 ans, mon institutrice m'avez fais apprendre une poésie d'Arthur Rimbaud, la voici :
Le Dormeur du val.
C'est un trou de verdure, où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud, novembre 1870